Homélie du dimanche 28 juin 2026, 13ème
TO A, en passer par la mort
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Nous tous qui par le baptême avons
été unis au Christ Jésus, Frères
et sœurs, je ne suis pas certain que ce soit là un slogan publicitaire très
attractif. Mais
il a bien fallut au Christ Jésus en passer par la mort afin que d’en sortir
pour la vie éternelle. Et si nous sommes passés par la mort
avec le Christ, |
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Nous tous qui par
le baptême avons été unis au Christ Jésus, Le signe matériel principal du baptême
chrétien est la triple immersion ou aspersion par l’eau lustrale. Ce rite est certes accompagné de la
formulation liturgique « au nom du Père et du Fils et du St-Esprit »
qui tend à lui donner un connotation trinitaire ; mais ce n’est pas là
sa seule signification ni même peut-être sa signification première : La triple immersion nous associe aux trois
jours de Jésus dans la mort… Si la mort de Jésus signe la mort du péché,
notre plongée dans les eaux marque notre propre mort au péché. Notre surgissement hors des eaux baptismales
est certes déjà une conformation à la résurrection du Christ Jésus Col 2.12 ensevelis avec lui lors du baptême, vous en êtes
aussi ressuscités avec lui Cependant, tout le reste de
notre vie terrestre est comme un accouchement _ souvent dans la douleur_ à
cette vie divine de ressuscités. |
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C’est ce que Paul vit dans sa chair de
manière exemplaire Ga
4.19 mes petits enfants, vous que j'enfante à nouveau dans la douleur jusqu'à
ce que le Christ soit formé en vous Ce qui est vrai individuellement pour chacun
d’entre nous, l’étant d’ailleurs aussi collectivement, ecclésialement Ap 12.2 elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de
l'enfantement. Pas de délivrance sans combat. |
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Or notre société voudrait nous donner à
croire que l’on pourrait faire disparaître, du moins pour le plus nantis,
toutes souffrances et toutes limitations charnelles ou matérielles. Magnifica
humanitas, pape Léon XIV 118. Notre rapport à la vie semble aujourd’hui en crise.
Tout ce qui apparaît comme une “limite” – incapacité, maladie, vieillesse,
souffrance, vulnérabilité – tend à être perçu avant tout comme un défaut à
corriger, plutôt qu’un espace où l’humain mûrit et s’ouvre à la relation. Or,
nous devons nous rappeler que l’humain ne s’épanouit pas malgré la limite, mais souvent à travers la limite. Une vision de la réalité à la
lumière de la foi aide à reconnaître ce que nous appelons la “contingence”
des choses de ce monde. Si, d’une part, il est de notre devoir d’essayer
d’éliminer la souffrance qui marque la vie humaine, d’autre part, il est sage
de reconnaître notre finitude constitutive, sachant que « l’expérience
religieuse, et en particulier la foi chrétienne, proposent d’habiter, sans
simplifications, cette ambivalence entre la grandeur et la limite de
l’humain, en la lisant à la lumière de la relation originelle et fondatrice
avec Dieu » 122. La finitude, lorsqu’elle est acceptée dans la vérité,
n’appauvrit pas l’être humain, mais l’ouvre à la reconnaissance du visage de
Dieu et de l’autre. D’ailleurs, c’est précisément parce qu’il fait
l’expérience de la limite – la vulnérabilité, la douleur, l’échec – qu’il
peut reconnaître sa propre dignité et celle d’autrui comme inviolables De même que nous osons chanter à Pâques « felix culpa » :
bienheureuse faute de l’homme qui nous valut un tel Sauveur ; De même nous pouvons rendre grâce jusque pour
nos limites et limitations, nos faiblesses et même nos péchés, qui nous
obligent à espérer en un Dieu bon et Sauveur, et nous font « homo capax
dei ». |
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Humanité augmentée, transhumanisme,
eugénisme et euthanasie, participent
de la négation illusoire de la réalité limitée et pour cela sauvable de notre
humanité ! Sans chaines pas de rédemption possible. |
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Les évêques de France nous ont invités à une
neuvaine de prière autour de la Fin de Vie avant le vote à l’Assemblée
nationale du 30 juin prochain. La majorité et les lois civiles ne peuvent
décider du bien et du mal. Or dans l’inconscient collectif, le légal est
souvent confondu avec ce qui est moral. C’est là un piège diabolique. Gn
4.7 le péché n'est-il pas à la porte, une bête tapie qui te convoite ? 8 Caïn dit à son frère Abel : "Allons
dehors", [.] Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. Il y a des portes qu’il
vaut mieux ne pas franchir… |