Homélie du dimanche 5 juillet 2026,
14ème TO A, libre de servir
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Frères,
vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous
celle de l’Esprit, Paul semble ici parler et de la chair et de
l’Esprit en terme d’emprise… comme si on était soit possédé par le mal (la
chair ) soit possédé par l’Esprit Saint. Mais est-on encore libre lorsque on
est possédé, fusse par le saint Esprit ? |
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Selon le texte grec, Paul parle seulement
d’être ou de ne pas être « dans». En sarki en pneuma La traduction liturgique « sous l’emprise
de » est ici un peu exagérée quoique la TOB soit dans la même veine
interprétative « sous l’empire de ». Or être « sous l’empire » ou
« sous l’emprise » de qq’un ou qqchose quand bien même s’il s’agirait
d’un monarque bon et éclairé comme le serait l’Esprit Saint, ce n’est plus
être véritablement libres. Mais il faut reconnaître qu’il y a qqc
de cet ordre dans la pensée paulinienne. Etre dans la chair c’est en être
esclave. Ro
6.20 vous étiez esclaves du péché Et être dans l’Esprit c’est vivre aussi Ep 6.6 comme des esclaves du Christ Mais avec une différence fondamentale :
notre liberté préservée en Christ. Ro 6, 17-18 grâces soient
rendues à Dieu ; jadis
esclaves du péché, vous vous
êtes soumis cordialement à la règle de doctrine à laquelle vous avez été
confiés, et, affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice. - C’est librement et sans contrainte que
nous plongeons dans l’Esprit, que nous nous attachons à Christ, que nous choisissons
spirituellement « l’esclavage d’amour » envers Dieu. |
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Cet « esclavage d’amour »
envers Dieu qui est invisible ne peut que s’exprimer imparfaitement dans nos
relations fraternelles. 1Co9.19 Oui, libre
à l'égard de tous, je me suis
fait l'esclave de tous, afin
de gagner le plus grand nombre. |
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A noter que si on peut vivre « dans
l’Esprit » en
pneuma Ce n’est que parce l’Esprit saint de Dieu
habite lui-même premièrement en nous, « dans nous » en umin Frères, vous,
vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, Inhabitation de l’Esprit en nous est à
comprendre sous le registre de la sainte hospitalité : il n’entre que s’il
est invité et il respecte toujours son hôte. C’est d’ailleurs là une grande
différence avec les démons qui eux cherchent à forcer l’entrée, et agissent parfois
comme des squatteurs de nos vies : en particulier dans les cas heureusement
rares de « possessions démoniaques ». Dieu lui ne prend jamais possession de
nous ! bien au contraire, en JC, il
s’est livré pour nous. |
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Le chant «Tu es là présent, livré pour nous. Toi le
tout-petit, le serviteur. |
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« Exulte de toutes tes forces,
fille de Sion ! / Voici ton roi
qui vient à toi : / pauvre et monté sur un âne,/ Sa domination s’étendra
d’une mer à l’autre, Dieu ne s’impose pas ; il ne règne
et ne domine que sur ceux qui le choisissent librement ! Ap
22.20 Amen, viens, Seigneur Jésus ! |