Homélie du dimanche 12 juillet 2026, 15ème TO A, le plérome de la création

Nous connaissons bien la parabole dite du semeur et Jésus lui-même nous en donne l’explication : je ne vais tout de même pas en rajouter comme le spécialiste expliquant à l’artiste ce que son œuvre signifie…

 

Permettez-moi donc d’aborder le texte autrement.

 

Jésus est assis sur une barque sur le rivage de la mer de Tibériade ; 1er élément : la mer.

Il nous parle d’un semeur jetant ses grains; 2ème élément : la terre.

Et nous raconte que des oiseaux viennent tout manger ; 3ème élément : le ciel.

 

La mer, la terre et le ciel.

Selon la cosmologie juive, c’est ici tout l’univers qui est comme représenté.

·         Le ciel : le domaine de Dieu et de la vie céleste

·         La terre : le séjour des êtres humains vivants

·         La mer : symbolisant de la mort et le lieu des morts au même titre que « sous la terre »

 

Conclusion : l’enseignement de Jésus engage l’humain dans son être, son vécu et son devenir éternel.

 

Quand bien même l’image bucolique du semeur de la parabole serait étrangère à l’ordinaire d’un citadin moderne, nécessitant éventuellement commentaires et réécritures adaptées, le message de l’Evangile restera à jamais et pour tous, du moins pour ceux qui ont des oreilles pour entendre…

 

Mais la bonne Nouvelle ne concerne pas seulement l’humanité : elle touche au plérome de la création toute entière.

la création tout entière gémit,

la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.

 

La Bonne Nouvelle concerne toute la création mais par l’incidence de l’humanité ou plutôt par l’accomplissement de la filiation divine de l’humanité : lorsque notre adoption divine aura été pleinement intégrée, alors nous serons en paix avec Dieu, avec nous-mêmes, entre nous et avec la création en son entier.

Mais collectivement, cela ne sera réalisé véritablement qu’à la fin des temps.

 

C’est ce que Jésus raconte dans la parabole suivante, celle de l’ivraie…

Mt13,41  la moisson, c'est la fin du monde ; et les moissonneurs, ce sont les anges.

 

Mais puisque Paul parle de « la création toute entière », la question qui se pose et que l’on nous pose parfois est de savoir si cela concerne seulement l’humanité ou toute créature ?

 « mon chien ira-t-il au paradis ? »

 

Ep 1-9-10 ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance,[10] pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres.

 

Ramener toutes choses en Christ ne signifie pas qu’elles soient toutes récapitulées en Christ de la même façon ; certaines sont appelées à disparaître. Seul l’être humain est créé à l’image de Dieu et seul l’humain recevra de Dieu la ressemblance ultime avec Lui, placé ainsi bien au dessus des anges eux-mêmes (les êtres célestes).

  

C’est d’ailleurs aussi pour nous rappeler notre place unique comme humain dans le projet divin que nous ne souhaitons pas accueillir, en règle générale,  d’animaux même domestiques, gentils et propres dans nos églises…  

Oui nous sommes des spécistes car Dieu s’est fait homme…

  

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante !

 

A notre place et selon le projet divin sur nous, que l’Esprit Saint nous donne de toujours rendre grâce à Dieu !