Homélie du dimanche 11 octobre 2026, 28ème TO A, le vêtement de noce

il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit :
‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’
L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs :
‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

 

Etrange affaire que cette histoire de vêtement de noce ?

Mis à part le côté anachronique dans la bouche de Jésus, certains on voulu voir dans ce vêtement de noce, une représentation symbolique du vêtement blanc baptismal.

 

Mais si le baptême était une condition sine qua non pour être sauvé, alors pourquoi ne pas faire le tri avant que d’entrer dans la salle des noces ?

tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.’

Il ne s’agit donc pas ici du baptême, pas d’une question d’adhésion de foi à la vraie religion (la nôtre).

Il ne s’agit même pas d’avoir ou non vécu saintement, en homme ou femme de bonne volonté, en suivant le mieux possible sa conscience, indépendamment des convictions religieuses : pas besoin d’être ni parfaits ni saints.

    Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,

Dieu veut que tout le monde soit sauvé. Le Christ a donné sa vie pour le salut de tout le genre humain : nul n’est étranger au pardon de Dieu !

Et pourtant…

comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce ?

Le problème n’est pas de ne pas avoir le vêtement de noce pour être invité mais de ne pas s’en revêtir en entrant. Le problème n’est pas de s’être totalement converti avant que d’être sauvé mais de ne pas se convertir étant sauvé.

Car le refus de la conversion manifeste alors un refus du salut.

 

Autrement dit, le pardon est toujours accordé à qui vit dans l’ignorance, ce qui est plus ou moins notre état à tous, mais pour celui qui aurait la connaissance de Dieu, qui serait entré dans la salle des noces, et refuserait cependant de s’y associer, d’y adhérer joyeusement de tout son être – le vêtement de noce - alors la condamnation, l’exil loin de Dieu, serait absolu et définitif.

 

‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’

Vivre dans une certaine ignorance est certes notre lot à tous en ce monde mais ce n’est que le pendant de notre connaissance encore partielle mais déjà réelle de Dieu… Notre éternité se décide dans notre temporalité. Tout l’enjeu de notre existence est d’apprendre à dire Oui à Dieu quoique n’ayant qu’un aperçu limité de sa lumière.

 

C’est d’ailleurs une différence fondamentale entre nous et les anges : ayant par création la pleine vision de Dieu c’est en pleine connaissance et donc de manière irrémissible qu’ils le choisissent ou le rejettent.

Nous entrons ce dimanche dans la semaine missionnaire mondiale.

Annoncer la Bonne Nouvelle c’est aider à reconnaître Dieu et à accueillir sa vie pour la vie éternelle.

 

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l'âme de tes fils ;

Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.